Étudier la psychologie à l’étranger : où étudier en anglais et comment choisir ?

Psychologie, neurosciences, Brain Science : comment choisir un cursus en anglais en Europe et vérifier ce qu’il permet pour la suite, notamment en France.

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Oui, il est possible d’étudier la psychologie en anglais dans plusieurs pays européens, notamment au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Irlande, en Allemagne et en Espagne. Le bon choix dépend surtout de ce que l’étudiant souhaite réellement étudier et des possibilités qu’il veut garder ouvertes pour la suite, notamment s’il envisage de devenir psychologue en France. Peut-être que le projet est déjà clair. Ou peut-être que l’étudiant s’intéresse plus largement au cerveau, aux neurosciences, à la recherche ou à une future activité clinique. À 17 ans, il n’est pas nécessaire de connaître déjà le métier exact que l’on exercera. Il est en revanche utile de savoir quelles possibilités l’étudiant souhaite garder ouvertes. C’est ce qui permet ensuite de distinguer un Bachelor généraliste de psychologie d’un cursus en neurosciences, Brain Science ou d’une formation interdisciplinaire, puis de vérifier ce que chacun permet réellement pour la suite. Si la possibilité de devenir psychologue en France compte pour l’étudiant, il est particulièrement important de regarder le parcours complet avant de comparer les universités sur leur réputation ou leur classement.

Commencer par ce que l’étudiant veut réellement étudier

Deux lycéens attirés par « la psychologie » peuvent en réalité rechercher des choses assez différentes.

L’un souhaite surtout comprendre le comportement, les émotions et le fonctionnement psychologique des personnes. Un autre est davantage fasciné par le cerveau, sa biologie et les mécanismes cognitifs. Un troisième se projette dans la recherche ou envisage une activité clinique.

Ces projets peuvent encore évoluer. L’objectif n’est donc pas de choisir dès maintenant un métier définitif.

En revanche, certaines directions méritent d’être identifiées assez tôt. Si l’étudiant envisage sérieusement le métier de psychologue, il faut vérifier que le Bachelor choisi lui permet de poursuivre dans cette voie. S’il est surtout attiré par les neurosciences ou la recherche sur le cerveau, un autre type de cursus peut mieux correspondre à son projet.

Les noms des programmes peuvent sembler proches alors qu’ils correspondent à des parcours différents.

À King’s College London, par exemple, le BSc Neuroscience & Psychology associe neurosciences et psychologie et est accrédité par la British Psychological Society.

À Maastricht University, Psychology et Brain Science sont deux Bachelors distincts. Brain Science combine psychologie, biologie et sciences computationnelles pour étudier le fonctionnement du cerveau sous plusieurs angles.

À l’University of Amsterdam, PPLE correspond encore à un autre projet. Ce Bachelor interdisciplinaire associe Politics, Psychology, Law and Economics et délivre un BSc portant ces quatre disciplines.

Ces formations peuvent toutes être intéressantes. Elles ne préparent simplement pas aux mêmes suites.

Le nom du programme constitue donc un point de départ. Regardez ensuite son contenu, le diplôme réellement délivré et les études auxquelles il permet de candidater.

Si devenir psychologue en France reste une possibilité

En France, le titre de psychologue est protégé. Pour les étudiants récemment diplômés en France, le parcours de référence comprend une licence en psychologie puis un master mention psychologie comportant un stage professionnel supervisé d’au moins 500 heures.

Pour un cursus suivi à l’étranger, il n’existe pas de liste permettant à un lycéen de savoir aujourd’hui qu’un diplôme précis sera automatiquement reconnu plusieurs années plus tard. Le ministère précise que la commission se prononce sur des parcours terminés et validés et examine chaque dossier individuellement.

Cela oblige à distinguer trois choses.

Le diplôme obtenu. Quel est son contenu académique et quel niveau valide-t-il ?

La poursuite d’études. À quels masters l’étudiant pourra-t-il candidater ? L’admission dans un master de psychologie et la procédure permettant d’utiliser professionnellement le titre de psychologue en France sont indépendantes.

L’exercice professionnel. Quelles études, qualifications ou autorisations seront ensuite nécessaires dans le pays où l’étudiant souhaite travailler ?

Même au sein de l’Union européenne, la psychologie ne fait pas partie des sept professions bénéficiant du système sectoriel de reconnaissance automatique, contrairement notamment à la médecine, la pharmacie ou l’architecture. Elle relève du système général de reconnaissance lorsqu’il s’applique.

Étudier la psychologie à l’étranger reste donc tout à fait envisageable. Si l’exercice en France fait partie des possibilités que l’étudiant souhaite conserver, la suite du parcours mérite simplement autant d’attention que le Bachelor lui-même.

Où étudier la psychologie en anglais en Europe ?

Plusieurs pays proposent des cursus anglophones intéressants, mais ils s’inscrivent dans des systèmes universitaires et professionnels différents.

Au Royaume-Uni, l’accréditation de la British Psychological Society est un élément à vérifier pour un étudiant qui envisage de poursuivre ensuite certaines voies professionnelles britanniques. Elle correspond à une base académique en psychologie, mais le Bachelor ne suffit pas à lui seul pour exercer sous des titres professionnels protégés comme clinical psychologist ou forensic psychologist. Ces titres relèvent du HCPC et nécessitent une formation professionnelle ultérieure.

Aux Pays-Bas, l’University of Amsterdam propose un Bachelor Psychology en anglais et Maastricht propose séparément Psychology et Brain Science. Le Bachelor en anglais ne signifie toutefois pas que tout le parcours professionnel pourra ensuite se dérouler en anglais. Pour exercer comme healthcare psychologist, par exemple, le système néerlandais prévoit une formation spécialisée après le master, une inscription au registre BIG et des exigences en néerlandais.

Pour mieux comprendre les différents types d’établissements néerlandais, vous pouvez aussi lire Les études aux Pays-Bas : université de recherche, University College ou université de sciences appliquées.

En Irlande, la Psychological Society of Ireland accrédite certains cursus de premier cycle en psychologie et publie les programmes concernés ainsi que leurs périodes d’accréditation. Le cadre professionnel évolue actuellement : CORU prévoit désormais l’ouverture en 2027 des premiers registres pour les psychologues cliniques, du conseil et de l’éducation.

En Allemagne, un Bachelor de psychologie en anglais ne mène pas nécessairement vers toutes les branches de la discipline. Le BSc Psychology de Leuphana, par exemple, est enseigné en anglais, mais son orientation n’est pas celle du parcours allemand menant à la psychothérapie.

En Espagne, UCAM propose à Murcia un Bachelor in Psychology de quatre ans et 240 ECTS enseigné en anglais. Pour exercer dans le domaine sanitaire comme Psicólogo General Sanitario, le Bachelor ne suffit pas : la réglementation espagnole prévoit également l’obtention du master officiel correspondant.

Le pays mérite donc d’être comparé pour son environnement étudiant, sa langue ou son coût, mais aussi pour la suite du parcours que son système prévoit.

Quelle importance donner à l’accréditation et aux classements ?

L’accréditation et les classements peuvent être utiles, mais ils ne répondent pas aux mêmes questions.

Une accréditation indique qu’un programme répond aux critères d’un organisme donné. Il faut ensuite vérifier ce qu’elle permet réellement pour la poursuite d’études ou l’exercice professionnel. Une accréditation britannique, par exemple, ne garantit pas l’accès au titre de psychologue en France.

Un classement renseigne surtout sur la réputation académique ou l’environnement de recherche. Il ne dit pas si le cursus correspond au projet de l’étudiant ni quelles possibilités il lui ouvrira ensuite.

Le programme lui-même reste donc plus important que le seul nom ou classement de l’université.

Avant de retenir une formation, vérifiez cinq choses

  1. Le diplôme et son contenu. Quel diplôme sera réellement obtenu ? Quelle place occupent la psychologie, les méthodes de recherche et les statistiques ?

  2. L’accréditation. Le programme exact est-il accrédité et que permet concrètement cette accréditation ?

  3. La suite des études. À quels masters ou formations professionnelles ce Bachelor permet-il de candidater ?

  4. Les stages et la langue. Quels stages sont prévus et quelle langue sera nécessaire pour les effectuer ou pour exercer ensuite ?

  5. La manière d’étudier. Comment l’étudiant sera-t-il évalué ? Quel niveau d’autonomie est attendu ? Quelle place occupent les projets, la recherche, les petits groupes ou les stages ?

Ce dernier point compte aussi. Un cursus peut correspondre au projet académique de l’étudiant tout en étant moins adapté à sa manière d’apprendre.

Si un retour en France reste possible, conservez également les descriptifs détaillés des enseignements, les relevés de notes, les informations sur le mémoire et les attestations de stage. La commission française examine notamment les enseignements suivis, le mémoire de recherche et les stages lors de l’étude d’un parcours étranger. Et si l’objectif est déjà clairement de devenir psychologue en France ?

Si l’étudiant sait déjà qu’il souhaite exercer comme psychologue en France, la licence puis le master français mention psychologie constituent le parcours le plus directement aligné sur les exigences françaises actuelles. Une expérience internationale peut alors être intégrée au cours des études.

Étudier entièrement à l’étranger reste possible, mais demande davantage de vérifications puisque la reconnaissance d’un parcours étranger ne peut pas être garantie à l’avance.

Si le projet se précise plutôt vers les neurosciences, la recherche sur le cerveau ou d’autres applications des sciences du comportement, un cursus voisin de la psychologie peut au contraire mieux correspondre à ce que l’étudiant souhaite réellement étudier.

Le choix dépend donc d’abord de ce qui l’attire et des possibilités qu’il souhaite conserver pour la suite.

Une fois cela clarifié, il devient beaucoup plus simple de comparer les universités, les pays, la pédagogie, le coût et les conditions d’admission.

Questions fréquentes

Peut-on devenir psychologue en France avec un diplôme obtenu à l’étranger ?

Oui, c’est possible, mais la reconnaissance n’est pas automatique. Le ministère examine les parcours étrangers individuellement, notamment les enseignements suivis, le mémoire de recherche et les stages. Il n’est pas possible d’obtenir à l’avance une garantie générale qu’un futur diplôme étranger sera accepté.

Quelle différence entre des études de psychologie et de neurosciences ?

Un Bachelor de psychologie étudie le comportement et le fonctionnement psychologique à travers plusieurs domaines de la discipline. Les neurosciences s’intéressent davantage au cerveau et à ses mécanismes biologiques et cognitifs. Certains cursus combinent les deux. Pour choisir, il faut surtout regarder le contenu précis du programme et les poursuites d’études auxquelles il donne accès.

Une accréditation BPS permet-elle d’exercer comme psychologue en France ?

Non. Une accréditation de la British Psychological Society concerne le parcours britannique et peut être importante pour certaines poursuites professionnelles au Royaume-Uni. L’autorisation d’utiliser le titre de psychologue en France relève d’une procédure française distincte.

Vous hésitez encore sur la prochaine étape ?

Peut-être que l’étudiant hésite encore entre psychologie, neurosciences et une autre direction. Ou peut-être que le domaine est déjà clair, mais que plusieurs pays et programmes restent difficiles à comparer.

Descernia peut vous aider à faire le point sur votre situation et à déterminer la prochaine étape utile, qu’il s’agisse encore de préciser la direction d’études ou de comparer des formations concrètes à l’international.