Étudier à l’étranger : 6 possibilités à explorer

Échange Erasmus, stage, double diplôme, summer school, BIP ou bachelor : découvrez 6 façons d’étudier à l’étranger selon le projet de votre enfant.

a-person-with-their-hands-up - global-residence-index (unsplash)./pho
a-bunch-of-flags-that-are-flying-in-the-air - antoine-schibler (unsplash)./pho

Votre enfant aimerait étudier à l’étranger. Peut-être a-t-il déjà un pays en tête. Peut-être vous parle-t-il surtout de l’envie de partir, de parler anglais au quotidien, de rencontrer des étudiants d’autres pays ou de découvrir une autre façon d’étudier. De votre côté, vous pensez peut-être spontanément à Erasmus : commencer ses études, puis partir un semestre ou une année dans une université partenaire. Mais Erasmus n’est qu’une des possibilités. Et derrière la phrase « j’aimerais étudier à l’étranger » peuvent en réalité se cacher des projets très différents. Faut-il attendre d’être étudiant pour partir ? Peut-on commencer par quelques semaines ? Faire un stage ? Étudier dans plusieurs pays ? Ou choisir directement un bachelor complet à l’étranger ? Les possibilités sont nombreuses : quelques semaines, un semestre d’échange, un stage, un cursus entre plusieurs universités ou un diplôme complet à l’étranger. Toutes ne se préparent pas au même moment. Un échange ou un stage se décide généralement une fois les études commencées. Un bachelor complet à l’étranger, lui, s’anticipe dès le lycée. Comprendre ces formats permet donc de distinguer ce qu’il faut explorer dès les choix post-bac de ce qui pourra être décidé plus tard. Le bon choix dépend surtout de ce qu’il souhaite retirer de cette expérience : découvrir un nouvel environnement, progresser dans une langue, acquérir une expérience professionnelle, étudier dans plusieurs pays ou construire l’ensemble de ses études dans un contexte international.

Quelles sont les différentes façons d’étudier à l’étranger ?

1. L’échange universitaire ou Erasmus : partir quelques mois

C’est probablement l’option la plus connue.

Votre enfant commence ses études dans une université ou une école, puis passe une partie de son cursus dans un établissement partenaire à l’étranger avant de revenir poursuivre son diplôme.

Erasmus+ est l’un des principaux cadres permettant ce type de mobilité. En 2026, une mobilité Erasmus+ d’études de longue durée peut durer de 2 à 12 mois. Tous les échanges ne passent toutefois pas par Erasmus+ : les établissements peuvent aussi avoir leurs propres accords avec des universités dans d’autres régions du monde.

À envisager si votre enfant souhaite surtout vivre plusieurs mois dans un autre pays, découvrir une autre université et progresser dans une langue, tout en conservant son diplôme principal.

Si l’échange compte beaucoup pour lui, cela vaut la peine de regarder les possibilités de mobilité des programmes qui l’intéressent dès ses choix post-bac.

Il faut néanmoins garder trois choses en tête : les universités partenaires peuvent différer selon le programme ou la faculté, les accords et le nombre de places peuvent évoluer d’une année à l’autre, et une université partenaire très demandée ne signifie pas qu’une place y sera garantie.

Et le free mover ? Il est également possible d’organiser soi-même une période d’études dans une université étrangère plutôt que de partir dans le cadre d’un échange existant. Cette liberté supplémentaire implique donc aussi de vérifier soi-même l’admission, les éventuels frais et la reconnaissance des cours.

2. Le double diplôme ou diplôme conjoint : étudier dans plusieurs universités

Dans certains programmes, l’international n’est pas une expérience ajoutée au cursus. Il fait partie du programme lui-même.

Plusieurs établissements peuvent construire ensemble un cursus qui amène l’étudiant à suivre ses études dans différentes universités, parfois dans plusieurs pays.

Deux termes sont souvent confondus.

Un diplôme conjoint, ou joint degree, conduit à un seul diplôme délivré conjointement par plusieurs établissements.

Un double diplôme, ou double degree, conduit à l’obtention d’au moins deux diplômes distincts délivrés à l’issue d’un programme commun.

À envisager si votre enfant aime l’idée de construire son cursus entre plusieurs universités et de vivre plusieurs environnements académiques.

L’intitulé « double diplôme international » ne suffit donc pas. Regardez où l’étudiant étudiera réellement, pendant combien de temps, quelles mobilités sont obligatoires et quel ou quels diplômes il obtiendra.

Selon le programme, ce choix peut se faire dès la candidature post-bac ou devenir accessible plus tard dans les études.

3. Le stage à l’étranger : acquérir une expérience professionnelle internationale

L’expérience internationale ne passe pas nécessairement par des cours.

Votre enfant pourra aussi effectuer un stage dans une entreprise, une institution, un laboratoire, une association ou une autre organisation située dans un autre pays.

Erasmus+ soutient notamment des stages à l’étranger de 2 à 12 mois. Il est également possible, dans certaines conditions, de combiner un stage et une période d’études à l’étranger.

L’objectif est alors différent de celui d’un échange académique : découvrir un environnement professionnel, utiliser une autre langue dans le cadre du travail et commencer à comprendre comment fonctionne un secteur dans un autre pays.

À envisager si votre enfant associe son envie d’international à la découverte d’un métier ou à l’acquisition d’une première expérience professionnelle à l’étranger.

S’il accorde déjà beaucoup d’importance à cette possibilité, regardez la place des stages dans les cursus qu’il compare, ainsi que la liberté laissée aux étudiants pour les effectuer à l’étranger.

4. La summer school : partir quelques semaines

Une expérience universitaire à l’étranger n’a pas besoin de durer un semestre.

De nombreuses universités proposent des summer schools pendant l’été. Pendant quelques jours ou semaines, les participants peuvent suivre des cours autour d’un domaine académique, d’une langue ou d’un thème particulier.

Certaines sont destinées aux étudiants déjà inscrits dans le supérieur. D’autres sont accessibles avant même l’entrée à l’université. King’s College London propose par exemple une Pre-University Summer School aux lycéens de 16 et 17 ans.

Cela peut permettre à votre enfant de découvrir une matière, un campus ou l’expérience de suivre des cours dans un environnement international sans partir immédiatement pour plusieurs mois.

Certaines summer schools universitaires permettent aussi d’obtenir des crédits. Cela ne signifie cependant pas automatiquement qu’ils seront intégrés au futur diplôme de l’étudiant : leur reconnaissance doit être vérifiée auprès de son établissement.

À envisager si votre enfant souhaite une première expérience courte, explorer un domaine précis ou découvrir ce que signifie étudier dans une université à l’étranger.

5. Les séjours académiques courts et les BIP : partir quelques jours ou semaines

Les universités proposent également des voyages d’études, des projets internationaux et des programmes intensifs de courte durée.

Parmi eux figurent les Blended Intensive Programmes, ou BIP, du programme Erasmus+.

En 2026, un BIP combine une période physique de 5 à 30 jours avec une composante virtuelle obligatoire. Pour les étudiants, l’ensemble doit permettre d’obtenir au moins 3 crédits ECTS.

Un étudiant peut, par exemple, travailler en ligne avec des étudiants de plusieurs universités avant de les retrouver pendant une semaine pour poursuivre un projet ensemble.

À envisager si votre enfant souhaite intégrer une dimension internationale à ses études sans partir pendant plusieurs mois.

6. Faire tout son bachelor à l’étranger : choisir l’international dès le départ

Enfin, votre enfant peut candidater directement à une université hors de France et y effectuer l’intégralité de son bachelor ou de son premier diplôme universitaire.

Dans ce cas, l’étranger n’est plus une période particulière au sein de ses études. C’est son environnement universitaire et quotidien pendant plusieurs années.

La décision porte donc autant sur le programme que sur la destination : les matières étudiées, la façon d’enseigner, les spécialités proposées, les modalités d’évaluation, les conditions pour poursuivre d’une année à l’autre, les possibilités de stage, la vie associative, le budget et les débouchés après le diplôme.

Mais l’expérience ne se limite pas aux cours. Sur plusieurs années, l’étudiant a davantage de temps pour prendre ses repères, gagner en autonomie, s’investir progressivement dans une association, construire des relations plus durables et, selon le cursus, effectuer des stages ou acquérir une expérience professionnelle dans le pays. L’étranger devient progressivement son quotidien étudiant plutôt qu’une expérience de quelques semaines ou mois.

À envisager si votre enfant ne cherche pas seulement à vivre une période à l’étranger, mais s’intéresse réellement à des programmes universitaires proposés hors de France et à l’idée d’y construire plusieurs années de ses études.

Cela n’en fait pas automatiquement une meilleure option qu’un échange, un stage ou un double diplôme. Cela répond simplement à un projet différent.

Quelle option correspond le mieux à ce que recherche votre enfant ?

Avant de comparer les formats, les pays ou les universités, il faut donc revenir à une question plus simple :

Pourquoi votre enfant veut-il étudier à l’étranger ?

Deux lycéens peuvent dire exactement la même chose, « j’aimerais étudier à l’étranger », tout en recherchant des expériences complètement différentes.

S’il souhaite surtout…

Possibilités à explorer

Découvrir l’international pendant quelques jours ou semaines

Summer school, BIP, séjour académique court

Vivre quelques mois dans une autre université

Échange universitaire

Acquérir une expérience professionnelle dans un autre pays

Stage à l’étranger

Construire son cursus entre plusieurs universités

Double diplôme ou diplôme conjoint

Effectuer ses études supérieures dans un autre pays

Bachelor complet à l’étranger

Ce tableau est un point de départ, pas un classement. Plusieurs de ces expériences peuvent aussi se combiner au fil des études.

Partir peut créer des occasions de progresser dans une langue, de gagner en autonomie, de découvrir d’autres perspectives académiques, d’acquérir une expérience professionnelle ou de développer un réseau international.

Mais le format compte. Le simple fait de traverser une frontière ne garantit pas ces résultats.

Avant même de comparer les universités, vous pouvez donc commencer par poser trois questions à votre enfant :

Qu’aimerais-tu apprendre, faire ou construire grâce à cette expérience que tu ferais moins facilement autrement ?

Est-ce que tu imagines l’étranger comme une période de tes études ou comme le cadre de plusieurs années de tes études ?

Y a-t-il déjà un pays, un domaine ou un type de programme que tu aimerais explorer plus sérieusement ?

Les réponses ne suffiront pas encore à choisir. Mais elles permettent souvent de voir beaucoup plus clairement quelles pistes méritent réellement d’être approfondies.

Et si un bachelor complet à l’étranger fait partie des pistes ?

Un échange, un stage ou un BIP se prépare généralement une fois que votre enfant aura commencé ses études, même s’il est utile de regarder dès maintenant les possibilités proposées par les cursus qu’il compare.

Un bachelor complet à l’étranger demande une autre anticipation. Dès le lycée, il faut identifier les pays et programmes pertinents, vérifier les prérequis, comparer les options et comprendre quand commencer les candidatures.

Vous n’avez cependant pas besoin d’avoir déjà choisi un pays ou une université pour commencer à explorer cette possibilité.

Si votre enfant est en Première ou Terminale et qu’un bachelor complet à l’étranger fait partie des pistes sérieuses, l’enjeu est justement de déterminer lesquelles méritent réellement d’être approfondies pour lui.

Quels pays et programmes correspondent à son profil ? Quelles options sont réalistes ou plus ambitieuses ? Quels prérequis faut-il vérifier ? Quelles candidatures doivent être anticipées dès maintenant ?

C’est l’objectif de notre Accompagnement Cadrage : transformer une envie encore large d’étudier à l’étranger en une shortlist personnalisée et en un plan clair pour la suite.

L’objectif n’est pas de pousser votre enfant vers l’étranger à tout prix. Il est de vous aider à déterminer si cette piste lui correspond réellement et, si oui, quelles options valent la peine d’être poursuivies.

Questions fréquentes

Quelles sont les différentes façons d’étudier à l’étranger après le bac ?

Il n’existe pas une seule formule. Votre enfant peut effectuer un échange universitaire, partir en stage, suivre une summer school ou un programme académique court, choisir un double diplôme ou un diplôme conjoint, ou encore réaliser l’intégralité de son bachelor à l’étranger. Le bon format dépend surtout de ce qu’il souhaite retirer de l’expérience et du moment auquel il veut partir.

Peut-on étudier à l’étranger directement après le bac ?

Oui. Votre enfant peut candidater directement à une université étrangère après le bac et y effectuer l’ensemble de son premier diplôme. Il peut aussi commencer ses études en France et partir plus tard dans le cadre d’un échange, d’un stage ou d’une autre mobilité. Les deux possibilités répondent à des projets différents.

Quelle différence entre partir en Erasmus et faire un bachelor complet à l’étranger ?

Lors d’un échange Erasmus, votre enfant reste inscrit dans son établissement principal et effectue une période d’études de 2 à 12 mois dans une université partenaire, avant de poursuivre son diplôme dans son établissement d’origine. Pour un bachelor complet à l’étranger, il candidate directement à une université étrangère et y construit l’ensemble de son premier cursus. Les deux expériences permettent donc d’étudier à l’étranger, mais elles ne répondent pas au même projet et ne se préparent pas au même moment.

Quand faut-il commencer à préparer des études à l’étranger ?

Cela dépend du type de projet. Un échange ou un stage se prépare généralement une fois les études commencées. Si votre enfant envisage un bachelor complet à l’étranger, il est préférable de commencer à explorer les pays, les programmes et leurs prérequis dès le lycée. Les calendriers de candidature varient selon les pays et les universités, et certaines démarches doivent être anticipées plusieurs mois à l’avance.