Études à l’étranger en 2027 : que préparer cet été avant la rentrée ?

Votre enfant entre en Terminale ou en Year 12 de l’IB et envisage des études à l’étranger en 2027 ? Voici cinq points à clarifier avant septembre.

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Avant septembre, l’objectif n’est pas de remplir les candidatures, mais de clarifier cinq points : ce que votre enfant souhaite étudier, les programmes réalistes au regard de son dossier, les premières échéances, la nécessité éventuelle d’un test d’anglais et le budget familial.

Les épreuves écrites anticipées de français et de mathématiques sont terminées. L’oral de français reste encore à passer pour certains élèves. Dans de nombreux lycées internationaux, les élèves de Year 11 du diplôme de l’IB viennent eux aussi de terminer leurs examens de fin d’année.

Après plusieurs semaines de révisions, l’envie de passer en mode vacances et de ne plus penser à l’école avant septembre est parfaitement compréhensible.

Beaucoup de familles associent la préparation des candidatures à la rentrée de la dernière année. Pourtant, certaines décisions qui structureront les dossiers doivent être prises plus tôt : vérifier les prérequis, évaluer le dossier actuel, repérer un éventuel test d’admission et comprendre quelles échéances arriveront en premier.

Au Royaume-Uni, les dossiers UCAS, la plateforme centralisée de candidature, sont déjà ouverts à la préparation pour 2027. Ils pourront être envoyés à partir du 1er septembre 2026, avec une première échéance importante dès le 15 octobre.

Aux Pays-Bas, les candidatures aux programmes en numerus fixus, c’est-à-dire à nombre de places limité, fermeront généralement le 15 janvier.

Cela ne signifie pas qu’il faut passer l’été à candidater.

Quelques recherches ciblées peuvent suffire pour commencer la dernière année de lycée avec une direction plus claire, un calendrier réaliste et moins de pression.

1. Clarifier ce qu’il souhaite étudier et quels pays explorer

La première erreur consiste souvent à commencer directement par les noms d’universités ou les villes.

Or, deux bachelors portant des intitulés proches peuvent proposer des expériences très différentes.

Un programme de business peut être académique et quantitatif, tandis qu’un autre reposera davantage sur des projets pratiques. Un bachelor de relations internationales peut être très spécialisé, alors qu’un programme interdisciplinaire permettra aussi d’étudier l’économie, le droit ou l’histoire.

Avant de chercher les « meilleures universités », essayez de préciser :

  • les matières et les sujets qui intéressent réellement votre enfant

  • sa préférence pour une spécialisation rapide ou une formation plus large

  • son besoin de structure ou d’autonomie

  • sa préférence entre théorie et mise en pratique

  • l’importance qu’il accorde aux petits groupes, aux projets ou aux stages

Cette première réflexion permet ensuite de mieux cibler les pays à explorer.

Le choix d’une destination ne dépend pas seulement de la langue ou de l’attractivité d’une ville. Il faut aussi regarder les types de programmes proposés, la durée des études, les méthodes d’enseignement, les règles de progression et le coût du parcours.

Si plusieurs destinations restent possibles, commencez par comprendre comment choisir entre plusieurs pays pour un bachelor à l’étranger, avant de comparer les universités une par une.

À ce stade, l’objectif n’est pas encore de choisir une université. Il s’agit de déterminer quels domaines, quels types de programmes et quels pays méritent une recherche plus approfondie.

2. Évaluer les options réalistes avec son dossier actuel

Les résultats obtenus en Première ou Year 11 l’IB sont souvent déjà pris en compte dans les procédures de sélection.

L’été est donc un bon moment pour faire un premier état des lieux :

  • quelles sont les notes générales de l’élève ?

  • quelles spécialités ou matières suit-il ?

  • quelles matières suit-il en Higher Level ou Standard Level dans l’IB ?

  • certains programmes imposent-ils des prérequis particuliers ?

  • quelles formations semblent réalistes, ambitieuses ou encore incertaines ?

Quand les premières notes de la dernière année s’ajoutent au dossier, cette analyse permet aussi d’identifier les matières dans lesquelles une progression sera particulièrement importante.

Les pages d’admission précisent généralement les matières exigées et les conditions minimales. Certaines universités publient aussi des indications sur le niveau attendu ou les résultats des campagnes précédentes.

Mais les conditions minimales indiquent seulement si l’élève peut être candidat. Elles ne suffisent pas à dire si son dossier sera compétitif, ni si le programme lui conviendra.

Trois questions doivent donc rester distinctes :

  1. Le dossier respecte-t-il les conditions d’admission ?

  2. Est-il suffisamment compétitif pour cette formation sélective ?

  3. Le programme correspond-il réellement au profil et à la manière d’apprendre de l’élève ?

Un programme peut être techniquement accessible tout en restant très ambitieux. À l’inverse, un élève peut avoir les notes attendues sans que la pédagogie ou le contenu lui convienne.

L’objectif n’est pas seulement d’écarter les options irréalistes. Il est aussi de distinguer les programmes accessibles, ambitieux ou encore incertains, et de voir sur quels points votre enfant devra progresser pendant sa dernière année.

3. Repérer les premières échéances et les tests d’admission

Il n’existe pas de date limite unique pour les études à l’étranger.

Au Royaume-Uni, les candidatures à Oxford, Cambridge et à la plupart des formations en médecine, dentaire et sciences vétérinaires doivent parvenir à UCAS avant le 15 octobre 2026. Pour la majorité des autres bachelors, l’échéance principale est fixée au 13 janvier 2027.

Aux Pays-Bas, les programmes en numerus fixus ferment généralement leurs candidatures le 15 janvier. Les autres formations appliquent en principe une date au 1er mai. 

La date de candidature n’est pas toujours la première échéance à surveiller.

Certains cursus demandent un test d’admission dont l’inscription ferme plus tôt. Pour Oxford ou Cambridge, il peut par exemple s’agir du TMUA, un test de raisonnement mathématique, de l’ESAT, un test d’admission scientifique, ou du LNAT pour le droit.

Si cette piste est envisagée, vérifiez tout ce qu’il faut anticiper avant de candidater à Oxford ou Cambridge bien avant la rentrée.

À Bocconi, le candidat doit également avoir obtenu le résultat d’un test de sélection avant de déposer son dossier. Pour ses programmes de bachelor, l’université accepte notamment le Bocconi Online Test, le SAT ou l’ACT.

La candidature peut aussi inclure :

  • un second formulaire propre à l’université

  • un entretien

  • une lettre de recommandation

  • un portfolio ou un travail écrit

  • une demande de bourse avec une échéance distincte

Avant septembre, créez une première liste comprenant :

  • les programmes envisagés

  • la plateforme de candidature

  • la première date importante

  • les documents scolaires demandés

  • les tests requis et leurs dates d’inscription

  • les éventuels entretiens ou étapes supplémentaires

  • les échéances propres aux bourses

Ce calendrier n’a pas besoin d’être exhaustif. Il doit surtout faire apparaître les candidatures qui demanderont une préparation dès l’automne.

4. Vérifier si un test d’anglais sera nécessaire

Un élève qui souhaite étudier en anglais n’a pas automatiquement besoin de passer un test officiel comme l’IELTS ou le TOEFL.

Les règles varient selon l’université, le diplôme préparé, la langue de scolarisation et les matières suivies.

Pour un élève de l’IB, l’université peut notamment tenir compte de la langue d’enseignement du programme. 

Pour un élève du système français, le Baccalauréat Français International (BFI) ou certaines sections internationales peuvent parfois permettre une exemption.

Avant de réserver un test, vérifiez :

  • si une preuve officielle d’anglais est exigée

  • si le parcours scolaire permet une exemption

  • quels tests sont acceptés

  • quels scores sont demandés

  • si un minimum est imposé dans chaque compétence

  • à quelle date le résultat doit être fourni

Cette vérification permet de savoir si le test doit être passé pendant l’été, préparé pour l’automne ou s’il n’est pas nécessaire.

Elle évite aussi de payer et de préparer un examen avant même de savoir si les programmes visés le demandent réellement.

5. Définir un premier cadre budgétaire

Le budget ne devrait pas être découvert après plusieurs mois de recherches ou au moment de recevoir une offre d’admission.

Il n’est pas nécessaire de calculer précisément le coût de chaque programme pendant l’été. Mais la famille peut déjà définir ce qu’elle est en mesure d’envisager.

Surtout, il ne faut pas comparer uniquement les frais de scolarité annuels.

Le coût réel dépend aussi :

  • de la durée totale du bachelor, qui peut varier de trois à quatre ans

  • du coût de la vie dans la ville concernée

  • des transports et des voyages

  • des assurances et des éventuels frais de visa

  • des variations de taux de change hors zone euro

Pour chaque option sérieuse, vérifiez également si un acompte est demandé pour accepter l’offre, à quelle date il doit être payé et dans quelles conditions il peut être remboursé.

Il peut être utile de distinguer trois niveaux :

  • le budget que la famille peut assumer sereinement

  • le budget qui resterait possible avec certaines concessions

  • le budget qui ne serait pas raisonnable

Pensez aussi à vérifier les bourses accessibles. Certaines aides sont étudiées automatiquement, tandis que d’autres demandent un dossier distinct et suivent leur propre calendrier.

Ce premier cadrage permet de concentrer les recherches sur des options qui pourront réellement être poursuivies.

Votre feuille de route avant septembre

Avant la rentrée, essayez d’avoir :

  1. une première direction d’études et quelques pays à explorer

  2. une sélection de programmes réalistes, ambitieux ou encore incertains

  3. un calendrier des premières échéances, tests et bourses

  4. une réponse concernant le test d’anglais

  5. un premier cadre budgétaire

L’objectif n’est pas de terminer les candidatures pendant les vacances.

Il est d’éviter que la recherche des programmes, les tests, Parcoursup et les premières échéances internationales commencent tous au même moment.

La difficulté commence souvent lorsqu’il faut les croiser : un programme peut être accessible sur le papier, mais ambitieux au regard du dossier, peu cohérent avec la manière d’apprendre de l’élève ou difficilement compatible avec le budget familial.

Chez Descernia, nous vous aidons à mettre ces éléments en relation pour identifier les options qui méritent réellement d’être approfondies et à construire une feuille de route adaptée avant les premières échéances.

Votre enfant commence sa dernière année de lycée et envisage des études à l’étranger en 2027 ? Réserver un appel découverte ici. 

Questions fréquentes

Faut-il commencer les candidatures pendant l’été ?

Pas nécessairement.

L’été sert surtout à clarifier les options, vérifier les conditions d’admission et identifier les premières échéances. Certaines plateformes sont déjà ouvertes, mais cela ne signifie pas que le dossier doit être envoyé immédiatement.

Quand commencent les candidatures pour étudier à l’étranger en 2027 ?

Cela dépend du pays et du programme.

Les candidatures UCAS pourront être envoyées à partir du 1er septembre 2026. Au Royaume-Uni, une première échéance s’applique dès le 15 octobre.

Aux Pays-Bas, de nombreuses candidatures ouvrent à l’automne, avec une date limite au 15 janvier pour les programmes en numerus fixus.

Il faut toujours vérifier le calendrier officiel du programme envisagé.

Les notes de Première ou de Year 11 de l’IB comptent-elles ?

Oui, elles peuvent compter.

Certaines universités utilisent directement les résultats de l’avant-dernière année. D’autres les examinent avec les premières notes de la dernière année ou les predicted grades de l’IB.

Les spécialités, ainsi que les matières suivies en Higher Level ou Standard Level, peuvent également déterminer l’admissibilité à certains programmes.

Quelle est la différence entre être admissible et avoir un dossier compétitif ?

Être admissible signifie que l’élève respecte les conditions minimales du programme, par exemple le diplôme ou les matières exigées.

Avoir un dossier compétitif signifie que ses résultats et son profil ont une chance raisonnable de se distinguer dans une procédure sélective.

Un élève peut donc être admissible sans que son admission soit probable.

Quels tests d’admission faut-il anticiper ?

Cela dépend du programme.

Bocconi accepte par exemple son propre test en ligne, le SAT ou l’ACT. Au Royaume-Uni, certaines formations demandent des tests comme le TMUA, l’ESAT ou le LNAT.

Il faut vérifier suffisamment tôt leurs dates d’inscription, car elles peuvent précéder la date limite de candidature.

Faut-il passer un test d’anglais pendant l’été ?

Uniquement si les programmes envisagés l’exigent, si aucune exemption ne s’applique et si leur calendrier le justifie.

Avant de réserver une session, vérifiez les tests acceptés, les scores demandés et la date à laquelle le résultat doit être fourni.

Que faire si mon enfant ne sait pas encore ce qu’il veut étudier ?

Il peut commencer par explorer deux ou trois domaines proches et comparer les contenus des programmes.

L’objectif n’est pas de choisir immédiatement une université, mais de comprendre quelles matières et quelles manières d’étudier correspondent le mieux à ses intérêts.

Comment Descernia peut vous aider à préparer les candidatures ?

Descernia vous aide à identifier les programmes les plus adaptés au profil de votre enfant, à organiser les étapes et à construire une stratégie de candidature claire.

Selon vos besoins, l’accompagnement peut aller du cadrage initial jusqu’au dépôt des dossiers et au choix final.